la communication

 

 

La Communication

   

On dit du loup qu'il est bavard, qu'il hurle, gronde, jappe, gémit ou aboie selon les circonstances, et dès son plus jeune âge (environ 32 jours).Le langage des loups recoupe à peu de chose près celui du chien. On distingue en effet 5 types de cris: plaintes, grincements, grondements, abois et enfin hurlements. Chacun d'eux joue un rôle plus ou moins important dans les relations entre individus ou entre meutes.

          

Plaintes et grincements, presque inaudibles, sont restés longtemps ignorés. Les loups ne geignent pas pour se plaindre, mais en guise de salut amical ou de soumission. Les grincements n'en seraient qu'une variante plus rare. Les grondements traduisent évidement, selon leur ton, leur intensité et leur modulation, toutes les nuances de l'agressivité depuis l'agacement jusqu'à la fureur. Avec les plaintes, ils constituent le vocabulaire de base des loups. Les aboiements, en revanche, ne sont pas fréquents. Rauques et brefs, ils sont le plus souvent la ponctuation finale d'un hurlement. Des loups surpris aboient. Il s'agirait donc également d'un cri d'alarme, sinon de protestation. Les hurlements, enfin, sont le plain-chant des loups. Un hymne à leur puissance. Debout, assis ou couchés, immobiles ou en marche, ils commencent toujours par geindre doucement en remuant la queue. Puis levant le museau au ciel, la tête rejetée au plus loin en arrière, ils laissent leur gorge se gonfler de leur cri. Entre eux les loups ne hurlent pas à l'unisson: chacun possède une voix qui lui est propre (fréquence de 300 à 700 hz). Puissant, le hurlement peut s'entendre à plus de 10 km selon les conditions climatiques.

Le loup est un des mammifères les plus intelligents. Il possède un répertoire de signaux de communication très riche et la structure sociale de la meute est strictement définie et organisée.

Comportement d'un loup de rang inférieur face à un loup dominant.

 

Les oreilles très mobiles, se lèvent ou se couchent en fonction des circonstances. Baissées mais tendues sur les côtés, elles renforcent l'expression de défiance. Pointées en avant, elles marquent l'agressivité, tandis que, rejetées en arrière, elles sont escamotées en prévision d'une menace de combat. Dressées et largement déployées, elles sont une preuve d'attention et le privilège des dominants qui montrent de cette façon que rien ne leur échappe.

                        

Les loups ont aussi recours à leur queue pour traduire leurs états d'âme et leurs impressions. Quand un loup vient à croiser un congénère, chacun d'eux est dans l'obligation d'adopter l'attitude correspondant à son niveau dans l'ordre hiérarchique. Le dominant se contente de dominer. Mais le subalterne est soumis aux caprices de son supérieur et doit, au gré de son humeur, faire preuve de plus ou moins d'humilité. Ils arrive parfois que ces témoignages de respect demeurent insuffisants.  En cas de faute grave du dominé, la position de sa queue ne lui sera plus d'aucune utilité. Fautif, il se verra infliger une correction à laquelle rien ne pourra le faire échapper. Sa seule ressource est alors de se coucher sur le dos et d'attendre sans broncher que l'orage soit passé. Cette posture humiliante n'est autre que celle adoptée par les louveteaux quand leur mère les corrige.

                                   

                                  

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Commentaires (1)

fh
  • 1. fh | 11/07/2009
fhg

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Date de dernière mise à jour : 06/06/2012